Bizet, ses opéras romantiques
Alexandre-César-Léopold Bizet dit Georges Bizet est né au 26 rue de la Tour-d’Auvergne, à Paris le 25 octobre 1838, et il est mort à Bougival le 3 juin 1875 d’une angine de poitrine. Il est rapidement rebaptisé Georges, le 16 mars 1840.
Son père était coiffeur-perruquier et sa mère pianiste amateur. Son oncle François Delsarte était professeur de chant, célèbre dans l’Europe entière.
Il montre très tôt des dons pour la musique et entre au Conservatoire de Paris à l’âge de neuf ans. Il y récolte de nombreux prix — solfège, piano, fugue, orgue. En 1857, il écrit Le docteur Miracle qui lui permet de remporter le premier prix du concours Offenbach. La même année, il gagne le premier Grand Prix de Rome de composition musicale.
Pendant son séjour à l’Académie de France à Rome (villa Médicis), il effectue les envois ordinaires[1] :
- un opéra-bouffe italien : Don Procopio
- une symphonie, une ouverture : la Chasse d’Ossian,
- un opéra comique en un acte : la Gulza de l’émir.
De retour en France, il se consacre à l’enseignement et à la composition.
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Tombe du compositeur Georges Bizet au cimetière du Père-Lachaise
Son opéra Carmen adapté de la nouvelle de Prosper Mérimée reste l’une des œuvres du répertoire les plus jouées dans le monde. Composé de 1 200 feuillets, c’est au cours de sa rédaction qu’il est victime de ses premières angines de poitrine et d’un rhumatisme articulaire.
Il épouse en 1869 Geneviève Halévy, fille de son professeur Jacques Fromental Halévy, qui lui donne un fils, Jacques (1872-1922).
Le 3 mars 1875, il est fait Chevalier de la Légion d’honneur le jour de la première de Carmen.
Le 29 mai 1875, il se baigne dans la Seine, alors que l’eau est glacée. Le lendemain, il souffre d’un nouveau rhumatisme articulaire. Le 1er juin, des premières complications apparaissent. Dans l’après-midi du 2, sa santé s’aggrave et dans la nuit, il est victime de complications cardiaques. Il meurt alors qu’il n’a même pas 37 ans.
L’Opéra romantique
- En France
Au cours du XIXe siècle, le romantisme gagne l’opéra ; et c’est Paris qui en est le foyer. La plupart des opéras romantiques sont composés par des compositeurs vivant en France, tels que Cherubini, et Auber. L’apogée du style provient d’œuvres de Meyerbeer. En ce qui concerne les opéras réellement français, « les Troyens » de Berlioz est ignorée, tandis que « Faust » de Gounod est « l’un des opéras français les plus populaires du milieu du XIXe siècle. »
A la deuxième partie du XIXe, Bizet va révolutionner l’opéra avec son « Carmen » : « couleur locale reposant sur l’utilisation de chansons et de danses espagnoles » D’après Nietzsche, c’est « un rayon de lumière méditerranéen dissipant le brouillard de l’idéal wagnérien ». L’intérêt pour les œuvres à « couleur locale » est confirmée avec « Lakmé » de Delibes, et « Samson et Dalila » de Saint-Saens. Le compositeur français le plus productif de la dernière partie du siècle est Jules Massenet (« Manon », « Werther », « Thaïs »)
Offenbach (« les contes d’Hoffmann »), s’impose comme le maître de l’opéra-comique français du XIXe siècle, appelé opéra bouffe. Il va aussi développer l’opérette
En 1902, on quitte le romantisme français, pour nous tourner vers l’impressionnisme avec « Pelléas et Mélisande » de Debussy
- En Allemagne,
Weber, avec Der Freischütz (1821) crée le premier opéra romantique allemand ; le premier grand opéra étant Fidelio de Beethoven
Wagner, à partir du « Vaisseau fantôme », introduit le leitmotiv, et le procédé de mélodie cyclique. Il révolutionne l’opéra (par sa durée, puissance instrumentale…), et est à l’origine de la Tétralogie : « un des sommets de l’opéra allemand ». Il crée le « drame musical », et de plus, l’orchestre devient désormais protagoniste du drame au même titre que les personnages. En 1876 est créé le festival de Bayreuth.
L’influence de Wagner se poursuivit dans pratiquement tous les opéras, jusque dans « Hänsel et Gretel » d’Humperdinck. La figure dominante en est Richard Strauss, qui utilisa une orchestration et des techniques vocales similaires à celles de Wagner dans « Salomé » et « Elektra » Le Chevalier à la rose devint son œuvre la plus populaire.
- En Italie
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Le romantisme italien commence avec Rossini (le Barbier de Seville, Guillaume Tell) ; il crée le style « bel canto. » Deux grands compositeurs se trouvant à la même période reprennent aussi ce style: Bellini (qui compose la Norma, et la Somnambula), et Donizetti (qui compose l’Elixir d’amour, et Lucia de Lammermoor) Cependant, le symbole de l’opéra italien, est Verdi : le choeur des esclaves de Nabucco sera un hymne à toute l’Italie. Il compose la trilogie « la Traviata », « Rigoletto », et « le Trouvère » ; mais aussi Aïda, puis la tragédie avec Otello, et Falstaff. « Il a insufflé à ses œuvres une vigueur dramatique et une vitalité rythmique inégalées. »
Giuseppe Verdi
A la deuxième partie du XIXe, Puccini, successeur incontesté de Verdi, transcende le réalisme en vérisme. « Manon Lescault », « la Bohème », « Tosca », « Madame Butterfly » sont des « opéras mélodiques, chargés d’émotion »
Autres oeuvres d’inspiration nationales
En Russie, une propre école nationale se développe avec Rimski-Korsakov, Glinka (“Une vie pour le Tsar”.) Grandes œuvres russes: « Le prince Igor » (de Borodine), « Boris Godounov » (de Moussorgski), et « Eugène Onéguine », « la Dame de pique » (de Tchaïkovski)
En République Tchèque, est créé « la Fiancée vendue » (Smetana), « Russalka » (Dvořák), « Šárka » (Janáček)…
En Hongrie, Bartok écrit « le Château de Barbe-bleue »
En Grande-Bretagne, Michael William Balfe compose « The Bohemian Girl » (L’opéra romantique anglais par excellence)
La fin du classicisme et l’avènement du romantisme
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Ludwig van Beethoven Symphonie no 9, d minor, op. 125 – Partition autographe, 4e mouvement
Tout comme la charnière entre baroque et classicisme, celle qui sépare l’ère classique de l’ère romantique est on ne peut plus mal délimitée. Ainsi, lorsque E.T.A Hoffmann déclare que les symphonies de Mozart expriment à un très haut point le romantisme en musique, on ne peut que s’interroger sur la pertinence d’une frontière précise entre les deux courants.
Ludwig Van Beethoven est probablement le compositeur qui marque le plus symboliquement cette charnière, dans le sens où, s’il est indiscutablement classé parmi les compositeurs classiques, il demeure incontestablement aussi l’un des premiers grands romantiques. Classique parce que prométhéen, et que ses premiers opus ne diffèrent pas tellement des œuvres de ses prédécesseurs, romantique parce que passé les années de jeunesse, son œuvre acquiert tous les attributs du romantisme et qu’elle laisse loin en arrière tout ce qui s’était écrit jusque là, tant au niveau du langage, que des proportions et des formes de ses œuvres.
L’héritage classique
La période classique peut être vue comme une période de stabilisation de la musique savante occidentale. L’idée dramatique de la période classique est reprise et amplifiée à l’extrême par les romantiques ; la forme sonate devient la forme par excellence des compositions d’envergures. Légère, subtile, la musique classique est devenue l’emblème, pour le meilleur et pour le pire, de toute musique savante occidentale. Le terme abusif de « musique classique » pour toute musique non populaire a ainsi conquis notre vocabulaire, renvoyant cinq siècles de musique à une époque précise, et un esprit bien particulier.
La naissance du classicisme en musique: les Préclassiques
Jean-Chrétien Bach, fils de Jean Sébastien et compositeur pré-classique
Il convient de remarquer, avant d’aller plus avant, que le terme « classicisme » en musique n’a que peu de rapport avec son emploi dans les autres formes d’art et en littérature particulièrement. Ainsi il est frappant de remarquer que les tragédies de Racine sont considérées comme le modèle du théâtre classique français, mais ne sont absolument pas contemporaines de Mozart ou de Gluck, encore moins de Beethoven.
D’autre part, les limites de la période classique en musique sont extrêmement floues, ainsi que le résume Pierre du Colombier: « Comme d’autres termes généraux et vagues désignant une époque littéraire et artistique (…), le mot classicisme défie toute précision »[1] L’évolution de la musique au XVIIIe siècle comme à toute époque s’est ainsi faite à des rythmes différents selon les compositeurs et les pays. Depuis le XIXe siècle, la période définie comme classique en France a aussi beaucoup évoluée dans le temps. Jean-François Paillard situe ainsi la musique française classique entre 1600 et la mort de Rameau[2], mais la définition contemporaine se baserait plus sur les compositeurs allemands et autrichiens, renvoyant de façon très discutable les français de la seconde moitié du XVIIe siècle et la première moitié du XVIIIe à la dénomination « baroque ».
Enfin, la fin de l’ère baroque ne signifie pas forcément le début de l’ère classique ; on appelle ainsi « préclassiques » les compositeurs faisant la charnière, et plus particulièrement ceux de l’école de Mannheim, et les fils Bach : Carl Philipp Emmanuel Bach, « compositeur révolutionnaire » selon Karl Geiringer[3] mais aussi Jean Chrétien Bach, qui exerceront notamment une influence décisive sur le jeune Mozart.
De fait, on ne peut vraiment parler de période classique de la musique germanique dans le plein sens du terme qu’entre 1780 et 1800. La période classique survient juste après la période baroque.
Le langage classique [modifier
Maria Cecilia Bartoli : un CD de la grande interprète lyrique

Cd – chant lyrique – répertoire d’opéra par une grande chanteuse contemporaine
Mille et un opéras : l’art lyrique célébré

Un restaurant lyrique pour découvrir les opéras de Donizetti
Domenico Gaetano Maria Donizetti, plus connu sous le nom de Gaetano Donizetti, né le 29 novembre 1797 à Bergame, mort le 8 avril 1848 à Bergame, était un compositeur italien.
Bien que son répertoire de compositeur comprenne un grand nombre de genres, dont de la musique religieuse, des pièces pour quatuor à cordes et œuvres orchestrales, il est surtout célèbre pour son œuvre lyrique.
Il était fils d’un employé, il se voua à la carrière musicale malgré son père qui le destinait au barreau. Donizetti étudia sous la direction de Simon Mayr à Bergame puis sous celle du père Mattei, contre-pointiste, à Bologne, se limitant, à ses débuts à des compositions religieuses dans un style strict.
De retour dans sa ville natale, en 1814, où il occupa un poste à l’église de Santa Maria Maggiore, il ne put toutefois résister longtemps à l’attrait de la scène éprouvé par tous les compositeurs italiens et, cinq ans plus tard, il fit représenter son premier opéra, Enrico di Borgogna, à Venise.
Il obtint un succès d’estime, tandis que plusieurs parmi les 19 autres opéras écrits de 1818 à 1828 L’Ajo nell’ imbarazzo, Elvira, Alfredo Le Grande, Olivo e Pasquale. Alahor in Granada, Chiara e Serafino, (entre autres), obtinrent un plus grand succès. Il obtint son premier vrai « triomphe » en 1828 à Naples avec Esule di Roma. Aidé par une créativité et une force de travail peu communes, il enchaîna alors les succès, de Naples à Gênes. Il fit représenter à Milan en 1831 Anna Bolena. En 1834, Donizetti fut nommé maître de chapelle et professeur de composition au conservatoire de Naples, puis, en 1836, maître de contrepoint au même conservatoire. Il vint en 1835 à Paris où il donna Marino Faliero ; il composa la même année à Naples, en six semaines, la Lucia di Lammermoor, son chef-d’œuvre, qui fit bientôt le tour du monde En 1838, après la mort de Zingarelli, directeur du conservatoire, il choisit de quitter Naples et d’aller s’installer à Paris. Collaborant avec Eugène Scribe, il créa une série d’opéras dont certains sont devenus des classiques du répertoire lyrique mondial :
- Les Martyrs, opéra tiré du Polyeucte de Corneille, qui, malgré de mâles beautés, eut peu de représentations; (Poliuto, 1840)
- La Fille du régiment (1840)
- La Favorite (1840)
- Rita ou le Mari battu (1841)
- Don Pasquale (1843)
- Dom Sébastien (1843), vaste ouvrage qu’il avait écrit en deux mois.
De 1842 à 1846, Donizetti ne cessa de voyager, principalement entre Paris, les grandes villes italiennes (Naples, Rome, Bologne, Milan, Venise) et Vienne (où il fut nommé maître de chapelle de la cour en 1842).
Sa vie trépidante et son esprit jamais en repos, rançon de sa créativité foisonnante, conduisirent à son internement en 1846 à l’asile d’aliénés d’Ivry-sur-Seine, près de Paris. En 1847, il fut transféré dans une maison de santé de sa ville natale, Bergame, où il mourut en 1848.
Outre 71 opéras, Donizetti est également l’auteur de 13 symphonies, 18 quatuors, 3 quintettes, 28 cantates, 115 autres compositions religieuses, sans compter un nombre important d’autres pièces de musique de chambre, d’oratorios et « pièces de salon ».
Donizetti avait un frère beaucoup plus jeune que lui, Giuseppe, né en 1814, qui fut longtemps directeur de musique militaire du sultan à Constantinople, où il mourut en 1856. Il fit mieux connaître la musique occidentale dans l’Empire ottoman et y popularisa marches, pièces pour piano et Lieder.
Opéras
Portrait de Gaetano Donizetti par Giuseppe Rillosi.
1816–1819
- Il Pigmalione (composé en 1816, créé le 13 octobre 1960 au Teatro Donizetti, Bergamo)
- Enrico di Borgogna (première le 14 novembre 1818 au Teatro San Luca à Venise)
- Una follia (première le 17 décembre 1818 au Teatro San Luca à Venise) (œuvre perdue)
1820–1824
- Le nozze in villa (première vers 1821 (?) au Teatro Vecchio à Mantoue)
- Il falegname di Livonia, ossia Pietro il grande (première le 26 décembre 1819 ai Teatro San Samuele à Venise)
- Zoraïda di Granata (première le 28 janvier 1822 au Teatro Argentina à Rome)
- La zingara (première le 12 mai 1822 au Teatro Nuovo à Naples)
- La lettera anonima (première le 29 juin 1822 au Teatro del Fondo à Naples)
- Chiara e Serafina, ossia I pirati (première le 26 octobre 1822 au Teatro alla Scala à Milan)
- Alfredo il grande (première le 2 juillet 1823 au Teatro San Carlo à Naples)
- Il fortunato inganno (première le 3 septembre 1823 au Teatro Nuovo à Naples)
- Zoraïda di Granata [rev] (première le 7 janvier 1824 au Teatro Argentina à Rome)
- L’Ajo nell’imbarazzo (première le 4 février 1824 Teatro Valle à Rome)
- Emilia di Liverpool (première le 28 juillet 1824 au Teatro Nuovo à Naples) (L’Eremitaggio di Liverpool)
1825–1829
- Alahor in Granata (première le 7 janvier 1826 au Teatro Carolino à Palerme)
- Don Gregorio [rev L'Ajo nell'imbarazzo] (première le 11 juin 1826 au Teatro Nuovo à Naples)
- Elvida (première le 6 juillet 1826 au Teatro San Carlo à Naples)
- Gabriella di Vergy (1826 ; rejoué le 29 novembre 1869 au Teatro San Carlo à Naples) (Gabriella)
- Olivo e Pasquale (première le 7 janvier 1827 au Teatro Valle à Rome)
- Olivo e Pasquale [rev] (première le 1er septembre 1827 au Teatro Nuovo à Naples)
- Otto mesi in due ore (première le 13 mai 1827 au Teatro Nuovo à Naples) (Gli esiliati in Siberia)
- Il borgomastro di Saardam (première le 19 août 1827 au Teatro del Fondo à Naples)
- Le convenienze teatrali (première le 21 novembre 1827 au Teatro Nuovo à Naples)
- L’esule di Roma, ossia Il proscritto (première le 1er janvier 1828 au Teatro San Carlo à Naples)
- Emilia di Liverpool[rev] (première le 8 mars 1828 au Teatro Nuovo à Naples)
- Alina, regina di Golconda (première le 12 mai 1828 au Teatro Carlo Felice à Gênes)
- Gianni di Calais (première le 2 août 1828 au Teatro del Fondo à Naples)
- Il paria (première le 12 janvier 1829 au Teatro San Carlo à Naples)
- Il giovedi grasso (première le 26 février 1829 (?) au Teatro del Fondo à Naples) (Il Nuovo Pourceaugnac)
- Elisabetta al castello di Kenilworth (première le 6 juillet 1829 au Teatro San Carlo à Naples)
- Alina, regina di Golconda [rev] (première le 10 octobre 1829 au Teatro Valle à Rome)
1830–1834
- I pazzi per progetto (première le 6 février 1830 au Teatro San Carlo à Naples)
- Il diluvio universale (première le 28 février 1830 au Teatro San Carlo à Naples)
- Imelda de Lambertazzi (première le 5 septembre 1830 au Teatro San Carlo à Naples)
- Anna Bolena (première le 26 décembre 1830 au Teatro Carcano à Milan)
- Le convenienze ed inconvenienze teatrali [rev of Le convenienze teatrali] (première le 20 avril 1831 au Teatro Canobbiana à Milan)
- Gianni di Parigi (composé en 1831; créé le 10 septembre 1839 au Teatro alla Scala à Milan)
- Francesca di Foix (première le 30 mai 1831 au Teatro San Carlo à Naples)
- La romanziera e l’uomo nero (première le 18 juin 1831 au Teatro del Fondo à Naples) (le livret a été perdu)
- Fausta (première le 12 janvier 1832 au Teatro San Carlo à Naples)
- Ugo, conte di Parigi (première le 13 mars 1832 au Teatro alla Scala à Milan)
L’elisir d’amore
- L’elisir d’amore (première le 12 mai 1832 au Teatro Canobbiana à Milan)
- Sancia di Castiglia (première le 4 novembre 1832 au Teatro San Carlo à Naples)
- Il furioso all’isola di San Domingo (première le 2 janvier 1833 au Teatro Valle à Rome)
- Otto mesi in due ore [rev] (créé en 1833 à Livourne)
- Parisina (première le 17 mars 1833 au Teatro della Pergola à Florence)
- Torquato Tasso (première le 9 septembre 1833 au Teatro Valle à Rome)
- Lucrèce Borgia (première le 26 décembre 1833 au Teatro alla Scala à Milan)
- Il diluvio universale [rev] (première le 17 janvier 1834 au Teatro Carlo Felice à Gênes)
- Rosmonda d’Inghilterra (première le 27 février 1834 au Teatro della Pergola à Florence)
- Maria Stuarda [rev] (première le 18 octobre 1834 au Teatro San Carlo à Naples) (Buondelmonte)
- Gemma di Vergy (première le 26 octobre 1834 au Teatro alla Scala à Milan)
1835–1839
- Maria Stuarda (première le 30 décembre 1835 au Teatro alla Scala à Milan)
- Marin Faliero (première le 12 mars 1835 au Théâtre-Italien à Paris)
- Lucia di Lammermoor (première le 26 septembre 1835 au Teatro San Carlo à Naples)
- Belisario (première le 4 février 1836 au Teatro La Fenice à Venise)
- Il campanello di notte (première le 1 juin 1836 au Teatro Nuovo à Naples)
- Betly, o La capanna svizzera (première le 21 août 1836 au Teatro Nuovo à Naples)
- L’assedio di Calais (première le 19 novembre 1836 au Teatro San Carlo à Naples)
- Pia de’ Tolomei (première le 18 février 1837 au Teatro Apollo à Venise)
- Pia de’ Tolomei [rev] (première le 31 juillet 1837 à Sinigaglia)
- Betly [rev] (première (?) le 29 septembre 1837 au Teatro del Fondo à Naples)
- Roberto Devereux (première le 28 octobre 1837 au Teatro San Carlo à Naples)
- Maria de Rudenz (première le 30 janvier 1838 au Teatro La Fenice à Venise)
- Gabriella di Vergy [rev] (composé en 1838 ; 8.1978 recording, London)
- Poliuto (créé en 1838 ; joué le 30 novembre 1848 au Teatro San Carlo à Naples)
- Pia de’ Tolomei [rev 2] (première le 30 septembre 1838 au Teatro San Carlo à Naples)
- Lucie de Lammermoor [révision de Lucia di Lammermoor] (première le 6 août 1839 au Théâtre de la Renaissance à Paris)
- Le Duc d’Albe (composé en 1839 ; créé le 22 mars 1882 au Teatro Apollo à Rome) (Il Duca d’Alba)
- Lucrèce Borgia [rev] (première le 11 janvier 1840 au Teatro alla Scala à Milan)
- Poliuto [rev] (première le 10 avril 1840 à l’Opéra de Paris) (Les Martyrs)
- La Fille du régiment (première le 11 février 1840 à l’Opéra-Comique à Paris)
- L’Ange de Nisida (créé en 1839)
1840–1845
- Lucrèce Borgia [rev 2] (première le 31 octobre 1840 au Théâtre-Italien à Paris)
- La Favorite [rev of L'ange de Nisida] (première le 2 décembre 1840 à l’Opéra de Paris)
- Adelia (11 février 1841 au Teatro Apollo, Rome)
- Rita, ou Le mari battu (composé en 1841 ; créé le 7 mai 1860 à l’Opéra-Comique, Paris)
- Maria Padilla (première le 26 décembre 1841 au Teatro alla Scala à Milan)
- Linda di Chamounix (première le 19 mai 1842 au Kärntnertortheater à Vienne)
- Linda di Chamounix [rev] (première le 17 novembre 1842 au Théâtre-Italien à Paris)
- Caterina Cornaro (première le 18 janvier 1844 au Teatro San Carlo à Naples)
- Don Pasquale (première le 3 janvier 1843 au Théâtre-Italien à Paris)
- Maria di Rohan (première le 5 juin 1843 au Kärntnertortheater à Vienne)
- Dom Sébastien (première le 13 novembre 1843 à l’Opéra de Paris)
- Dom Sébastien [rev] (première le 6 février 1845 au Kärntnertortheater à Vienne)
L’Alcazar : un menu lyrique
Extrait d’un article dans Le Monde, sur le restaurant lyrique de l’Alcazar
Au restaurant lyrique de l’Alcazar, découvrez Rossini : un des plus grands compositeurs d’opéra
Sa vie fut d’une certaine façon comparable à l’un de ses célèbres crescendi (il composa son premier opéra à l’âge de quatorze ans) ; puis alors qu’il s’apprêtait à une deuxième existence, vint l’impromptu et précoce abandon du théâtre musical et la retraite paisible dans la campagne parisienne. Avec encore de nombreuses pages de musique à écrire.
Né trois mois après la mort de Mozart, le « cygne de Pesaro » – ainsi qu’il fut surnommé – imprima au mélodrame un style qui devait faire date et dont quiconque, après lui, se devait de tenir compte; plus de trente opéras dans tous les genres, de la farce à la comédie en passant par la tragédie et l’opéra seria. Le principal apport de Rossini au monde de l’opéra :
- une standardisation unique de la manière de chanter aussi bien dans le répertoire comique que tragique ;
- une virtuosité vocale extrêmement développée et indirectement inspirée par la technique vocale baroque ;
- la création de blocs musicaux développés rompant avec la tradition des arias alternées aux récitatifs. Ces grandes scènes appelées “pezzi chiusi” (morceaux fermés) comprennent généralement une introduction orchestrale récitée, une section lyrique lente, une section intermédiaire plus dramatique (tempo di mezzo) et une cabalette (section rapide, la plus virtuose, la plus exaltée). Le pezzo chiuso présent dès la seconde décennie du XIXe siècle survivra jusque dans les opéras de Verdi les plus tardifs.
Dans le cadre de ses œuvres bouffes, Rossini développe une veine comique proche de l’absurde (le Turco in Italia présente un poète en manque d’inspiration qui doit créer un sujet d’opéra, celui-là même qui se joue sous l’œil des spectateurs). Dans certaines grandes scènes d’ensemble, les personnages deviennent de véritables pantins et sont réduits à la récitation d’onomatopées qui renforcent leur côté mécanique (Italiana in Algeri). Les opéras de la période napolitaine, à l’attention du Teatro San Carlo
Restaurant lyrique : le programme du lundi 11 février
Le restaurant lyrique de l’Alcazar vous propose ce soir avec au programe des oeuvres lyriques de Bizet, Mozart, Rossini, Catalani et Donizetti.
• La Séguedille Carmen Bizet
• « Cosa sento » Le Nozze di Figaro Mozart
• La Regata Veneziana Rossini
• « Ecco ridente » Il barbiere di Siviglia Rossini
• « Ebben n’andrò « La Wally Catalani
• « Adina credimi» L’Elisir d’Amore Donizetti
• « O mio Fernando » La Favorita Donizetti
• « Deh vieni alla finestra » Don Giovanni Mozart
• « Il core vi dono » Cosi Fan Tutte Mozart
• La Serenata Rossini
• « Soffriva nel pianto » Lucia di Lamermoor Donizetti
• « Tutto, tutto o vita mia »» Cosi Fan Tutte Mozart
Au piano : Aline Piboule
Interprètes : Irina De Baghy – Sébastien Lagrave – Véronique Chevallier – Sébastien Lagrave – Ronan Debois



